L'Herbu

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Le blog d'Alain Dubois, Saturnin Pojarski et Augustin Lunier

Deux communiqués remarquables

Usine Renault de Billancourt, 28 mai 1936

Usine Renault de Billancourt, 28 mai 1936

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Une fois n'est pas coutume, voici deux communiqués syndicaux qui font chaud au coeur. Serait-ce que les directions syndicales finiraient par être poussées au cul par la base, qui ne supporte plus de les voir "négocier" avec le pouvoir, dans le cadre de la formule magique de la démolalie: "Cause toujours tu m'intéresses!".

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Il n’est pas besoin d’être un-e grand-e mathématicien-ne pour comprendre que la prise en compte pour le calcul de la retraite de l’ensemble de la carrière est forcément moins favorable que la prise en compte des meilleures années ;

il n’est pas besoin d’être un-e grand-e comptable pour comprendre que répartir un même pourcentage du PIB entre un nombre croissant de retraité-e-s aboutira automatiquement à une pension de plus en plus faible pour chacun-e ;

il n’est pas besoin d’être un-e grand sociologue pour comprendre que les plus lésé-e-s seront les plus précaires, les femmes et les plus fragiles (suite à un handicap, une maladie,…) ;

il n’est pas besoin d’être un-e grand-e philosophe pour comprendre que cette réforme des retraites n’est ni juste, ni équitable ;

il n’est pas besoin d’être un-e grand-e économiste pour comprendre que les grandes gagnantes seront les assurances privées vers lesquelles se tourneront celles et ceux qui en auront les moyens ;

il n’est pas besoin d’être un-e grand-e politologue pour comprendre que cette réforme a pour objectif de détruire les solidarités et prôner l’individualisme.

 

Parce que nous comprenons tout ça,

Parce que nous souhaitons imposer un autre modèle de société

Nous serons toutes et tous dans la rue et dans les actions

le 5 décembre et au-delà.

 

Toutes les analyses, tout le matériel, tous les rendez-vous, sur l’espace dédié sur le site de Solidaires : https://retraites.solidaires.org/

 

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  • ·Que tu sois fonctionnaire titulaire, contractuel.le en CDD, CDI, apprenti.e…Que tu sois personnel Biatss (Bibliothèque, Itrf, Aenes, Santé Social), enseignant.e, doctorant.e…
  • ·Quel que soit ton grade, ta catégorie, que tu sois encadrant.e ou non…
  • ·Que tu sois salarié.e d'un prestataire privé travaillant sur l'un des sites du Muséum : sécurité, maintenance, bâtiment, énergie,...

 

Tu as le droit et la nécessité de faire grève dès le 5 décembre.


La grève est un droit :

Tu n’as pas à te déclarer gréviste. C’est à la direction de constater ton absence.
(Attention au communiqué envoyé par la direction : cette dernière, si attachée aux réglementations dès lors qu’il s’agit de faire travailler plus les personnels, l’est moins lorsqu’il s’agit du droit de grève !).

 

Prestataires privés, tu es couvert par des appels nationaux dans toutes les branches professionnelles, il n'y a pas de préavis à déposer, ni à prévenir son superviseur, manager, directeur,...


Si tu es encadrant gréviste, tu n’as pas d’obligation à venir pointer les absents ces jours-là.

Lorsqu’un préavis de grève a été déposé par un ou plusieurs syndicats, tu choisis librement d’exercer ton droit de grève, que ce soit un jour de service habituel ou un jour d’examen.
Personne n’est censé se servir de toi ou t’utiliser en voulant t’employer pour casser la grève ou pour te donner des tâches qui ne relèvent pas de tes missions.
Par exemple, ta hiérarchie n’a pas à te demander de changer tes horaires pour arranger le service.
De même, personne ne doit faire pression ou t’influencer pour t’empêcher de faire grève, en prétextant, par exemple, que tu es indispensable dans le service.


                                                                                    La grève est une nécessité :


Ce mouvement social qui débutera le 5 décembre dans notre pays contre la casse des retraites, élément de solidarité entre les générations – est un enjeu de société.
La grève est utile lorsqu’on a du travail : elle est faite pour bloquer la machine ! Lorsque les négociations ont échoué, c’est le moyen de pression des travailleurs sur les gouvernements.

  • ·Sans les grèves de 1936, il n’y aurait pas de congés payés,
  • ·sans la grève insurrectionnelle de 1944, il n’y aurait pas la sécurité sociale,
  • ·sans celle de 1968 le salaire minimum n’aurait pas augmenté de 35 % (cela correspondrait à 500 euros aujourd’hui), les salaires n’auraient pas augmenté en moyenne de 10 %, le temps de travail hebdomadaire n’aurait pas été ramené rapidement à 40 h,
  • ·sans celles de 2006 contre la mise en place du contrat première embauche (CPE), les jeunes n’auraient plus le droit à des CDIs

 

                                                                                   Nous revendiquons :


Ces jours de grève devront être rémunérés comme cela l'était au MNHN, et Paris 4, même à l'UPMC et plein d’autres, lors des grèves de 1995.
Cela serait juste car nous défendrons le droit à la retraite, la solidarité entre générations et inter-professionnelle.
Ces jours de grève devront être rémunérés car la plupart des collègues grévistes devront comme d’habitude rattraper le travail.

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Annemarie Dubois-Ohler 03/12/2019 16:21

Il faut répéter ces textes!

Bustamante Martha Cecilia 04/12/2019 10:29

oui, il ne faut surtout pas s'arrêter, l'injustice est insupportable, il faut la dénoncer