L'Herbu

Le blog d'Alain Dubois, Saturnin Pojarski et Augustin Lunier

« Chacun dans cette salle choisira son camp. »

Annonce réunion Académie du Climat, 16 avril 2026

Annonce réunion Académie du Climat, 16 avril 2026

 

 

Les données scientifiques annoncent un effondrement des conditions de vie sur terre. Les organisations, gouvernementales ou autres, qui promettent de résoudre ces problèmes par la « transition écologique » dans le cadre du capitalisme, prétendent que la responsabilité de ce dernier à cet égard est une question d’« opinion ». Il est grand temps que le mouvement ouvrier élabore ses propres analyses de ces questions et ses propres perspectives de combat pour sortir du capitalisme.

 

 

L’Académie du Climat, située place Baudoyer à Paris, se présente ainsi sur son site internet [1] : « Le changement climatique et la perte de biodiversité sont les grands enjeux du 21e siècle. Les émissions de gaz à effet de serre causées par l’activité humaine ont déjà provoqué une hausse de la température moyenne du globe d’environ 1°C, exposant les populations à des crises toujours plus fréquentes et plus intenses. Face à ces constats, la jeunesse se lève pour la justice climatique : il est (encore) temps de changer les choses. Grâce à l’Académie du Climat, la Ville de Paris donne des moyens pour se mettre en mouvement et œuvrer ensemble pour une transition écologique juste et solidaire. » Cette académie organise toute l’année des conférences, tables rondes et débats s’adressant particulièrement aux « jeunes ».

C’est ainsi que, le 16 avril 2026, se tint à l’Académie du Climat une réunion de 2h30 consacrée à l’IPBES (Plateforme Intergouvernementale Scientifique et Politique sur la Biodiversité et les Services Écosystémiques). Il s’agit d’une organisation intergouvernementale, créée en 2012 au Panama par 94 gouvernements, dédiée à « l’interface entre la science et les politiques en matière de biodiversité et de services écosystémiques, dans l’optique de la conservation et de l’utilisation durable de la biodiversité, du bien-être humain à long terme et du développement durable ». Elle est indépendante de l’ONU (Organisation des Nations Unies), mais travaille en collaboration avec le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement). Moins connue que le GIEC et les COP Climat et Biodiversité, elle joue néanmoins un rôle important en matière d’analyse des données établies dans des milliers d’études scientifiques par des milliers de chercheurs concernant les agressions auxquelles est confrontée la biodiversité sur terre, menant à la disparition des organismes vivants, et de formulation de recommandations adressées aux gouvernements pour tenter de limiter ces problèmes.

Lors de la réunion du 16 avril, plusieurs intervenants présentèrent cette organisation et ses activités, notamment les négociations internationales environnementales qui se mènent actuellement entre les États. Cette réunion avait pour but affiché de « rendre accessibles les grands enseignements de la 12e conférence » de l’IPBES qui s’est tenue en février à Manchester et a abouti à une rapport dont un résumé a été présenté aux « décideurs », et d’« ouvrir sur un échange plus large sur la place et le rôle de la science dans la décision publique et les enjeux qui s’y réfèrent ».

L’un des objectifs de cette soirée était de présenter la JAC (Jeunesse Ambassadrice pour le Climat et la Biodiversité), association souhaitant fournir les clés pour devenir acteur de la « transition écologique ». « Convaincus que la sensibilisation est un outil essentiel pour améliorer notre résilience face aux changements climatiques », les JAC animent des interventions « pour sensibiliser les jeunes aux enjeux climatiques tout en partageant leur expérience des négociations internationales auxquelles ils participent ».

La réunion comportait une première partie traitant « des impacts des entreprises sur la biodiversité et les moyens qu’elles peuvent mettre en œuvre pour les mesurer », en présentant les « Accords de Kunming-Montréal » qui appellent « à la nécessité d’engager tous les acteurs pour parvenir aux objectifs fixés », en permettant « de mieux comprendre les enjeux avec le secteur privé, moins abordé dans les interventions de sensibilisation auxquelles les jeunes ont accès habituellement. » Les intervenantes y étaient les « expertes » Julie Hammer Monart, Constance Von Briskorn et Marie-Hélène Enrici.

La deuxième table ronde, intitulée « La science à l’heure des post-vérités : comment les interfaces telles que l’IPBES et le GIEC parviennent à défendre les enjeux environnementaux face à la contestation des faits ? », donnait la parole à quatre intervenants et intervenantes : Adèle Fardoux, Agnès Hallosserie, Sébastien Barot et Marine Braud. Cette dernière se présente ainsi sur le site <sciencespo-aix.fr> : « Diplômée de Sciences Po Aix en 2010 et experte reconnue des enjeux de durabilité, Marine Braud a appuyé les dirigeants de WWF France avant d’exercer comme conseillère écologie auprès d’Élisabeth Borne et d’Emmanuel Macron. »

Enfin, cette soirée se termina par de brefs échanges « sur l’articulation entre science et politique, au prisme des enjeux environnementaux », « questions cruciales dans l’actualité politique nationale et internationale actuelle ».

Le thème dominant de la soirée fut la présentation des principales causes des extinctions, tout en regrettant que les enjeux de celles-ci sont bien moins connus du « grand public » que ceux de la crise climatique. En effet l’attention du public est largement focalisée sur cette dernière et ses conséquences spectaculaires. Cette approche tronquée n’explique guère la gravité des conséquences de la crise de la biodiversité sur le fonctionnement de la biosphère et partant sur les conditions de vie de l’humanité, conséquences qui sont au moins aussi considérables que celles de la crise climatique et qui la nourrissent [2]Les espèces vivantes constituent les « briques » fondamentales de la biodiversité et fournissent la trame du fonctionnement et la « santé » de celle-ci.

La première information fournie par cette réunion fut que l’IPBES a constaté depuis sa fondation que les atteintes à la biodiversité planétaire sont extrêmement nombreuses et graves. Toutefois, dans cette présentation manquait une distinction cruciale entre deux types d’atteintes à la biodiversité : celles qui, si les activités humaines destructrices de l’environnement diminuaient ou cessaient, seraient, théoriquement du moins, temporaires et réversibles, et celles qui seraient de toute façon irréversibles. Ces dernières sont les extinctions d’espèces, qui, malgré les sornettes à la mode sur la « désextinction » du mammouth et de quelques autres espèces « emblématiques » [3], resteront définitives et « sans consolation ». En revanche, lorsqu’une espèce comporte plusieurs populations et que certaines seulement sont éteintes, il serait encore théoriquement possible si les conditions changeaient de rétablir d’autres populations de l’espèce à partir de celles qui restent.

Sans entrer dans les détails concernant les problèmes soulevés lors de cette réunion, mon propos ici est de souligner que la plupart des intervenants y ont parlé des causes « proximales » ou « immédiates » des extinctions, telles que la déforestation, l’assèchement des zones humides et la gestion de l’eau en général, les diverses sortes de pollution, la surexploitation de certaines espèces, l’introduction d’« espèces invasives », etc. En revanche, les causes « distales » ou « ultimes » de la crise de la biodiversité, celles qui sont responsables du développement exponentiel « soudain » de ces phénomènes depuis le milieu du dernier siècle, alors que l’espèce humaine existe depuis plusieurs centaines de milliers d’années, n’ont guère été évoquées. S’agirait-il de « la nature humaine », l’espèce Homo sapiens étant par essence plus destructrice de son environnement que toutes les autres réunies ? De « la technique », indépendamment du « système économique, social et politique » actuellement prévalent, sinon universel, sur terre ? Ou justement de celui-ci ? Ou encore de colères des dieux que les prières des prêtres et fidèles ne parviennent pas à apaiser [4] ?

Lors de la première partie de cette séance, sont apparues de ci de là quelques formulations qui laissaient entendre qu’une approche globale de ces questions serait judicieuse, comme « Le système économique actuel n’est pas compatible avec la préservation de la biodiversité », sans plus de détail. Certes, mais alors que faudrait-il faire au juste ? Faudrait-il changer de système économique ? De quelle manière ? Une autre intervention allait un petit peu plus loin. Elle remettait en cause le modèle économique basé sur la « consommation » et la « croissance », tout d’abord sans définir ces concepts, mais en indiquant ensuite que c’est « la poursuite de profits à court terme » qui est à la source des problèmes. Cela signifie-t-il que la perspective de « profits à long terme », par exemple fondés sur une exploitation « durable » des « ressources » de la planète serait une solution ? En tout cas cette première partie ne proposait pas de réflexion sur le système économico-politico-social responsable de la situation actuelle, rappelant à cet égard les mots d’ordre comme « changer le système, pas le climat » mis en avant depuis longtemps au sein des mouvements écologistes. Changer « le » système certes, mais comment celui-ci doit-il être qualifié, et comment le changer ? Quel système lui substituer ?

La deuxième partie de cette réunion, intitulée « La science à l’heure des post-vérités », allait-elle aborder cette question de manière plus précise ? On pouvait l’espérer, lorsque pour la première (et dernière) fois de la soirée, le mot « capitalisme » fit son apparition dans la bouche d’une intervenante qui, par ailleurs, dit beaucoup de choses très justes sur la biodiversité. Évoquant les attaques massives actuelles contre la biodiversité, mais aussi contre la science, qui a depuis longtemps établi que celles-ci sont dues à l’activité humaine mais « a du mal » à se faire entendre dans notre société, étant ravalée au rang d’« opinions » parmi d’autres, elle suggéra que « certains » pensent que la cause principale de cette catastrophe serait « le capitalisme » ‒ mais pour ajouter immédiatement cette phrase qui mérite de passer à la postérité : « Chacun dans cette salle choisira son camp », sans développer plus avant sauf pour dire que ce qui est en cause c’est la poursuite des « intérêts particuliers ». La discussion fort brève qui clôtura cette soirée ne permit pas à tous les présents qui le souhaitaient d’intervenir et cette question n’y fut pas évoquée.

Si en rédigeant ce billet j’ai souhaité faire connaître la « phrase d’anthologie » qui précède, c’est qu’à mon avis elle résume de façon lumineuse la manière dont les « questions d’écologie » sont posées dans notre société depuis de nombreuses décennies par un grand nombre de « spécialistes » de celles-ci. Il y est loisible de discuter de la nature et de l’ampleur de la crise mondiale de l’environnement, de ses causes proximales, des solutions techniques qui pourraient y être proposées et qui sont pour certaines mises en œuvre (sans guère de succès), et même d’attirer l’attention sur le fait que les médias et les réseaux sociaux, mais également les organisations politiques et syndicales « de gauche » ne diffusent les données établies par « la science » que lorsqu’elles peuvent être « tempérées » par un message « optimiste » ou « résilient », s’appuyant notamment sur des phrases magiques et stupides comme « il n’y a pas de risque zéro » ou « si rien n’est fait » ‒ mais il n’est pas question de mettre en cause le système capitaliste.

Bien d’autres exemples similaires pourraient être évoqués, concernant la biodiversité, le climat, la pollution, l’agro-industrie ou le rôle du numérique et désormais de l’IA (« Intelligence Artificielle ») dans l’aggravation et l’accélération de la crise actuelle de la biosphère, porteuse d’un cataclysme irréversible susceptible de détruire notre civilisation, sinon de rendre notre planète inhabitable pour une grande partie des organismes qui la peuplent encore aujourd’hui. J’en citerai un seul, très récent comme le précédent. Le 26 avril, se tenait à l’espace Ground Control près de la gare de Lyon de Paris une table ronde organisée par « Sciences Critiques », « site d’information et de réflexion critique participatif sur les sciences et les technosciences », sur « les effets et les méfaits de l’IA, une technologie ‘pas comme les autres’, sur nos corps, nos vies individuelles et sociales, et sur la démocratie » [5]. Présentée par Anthony Laurent, journaliste indépendant rédacteur-en-chef de Sciences Critiques, cette réunion d’une heure consista en un exposé de Cédric Sauviat, ingénieur diplômé de l’École Polytechnique, fondateur et président de l’AFCIA (Association française contre l’intelligence artificielle), auteur de deux ouvrages consacrés à l’IA [6]. Cet exposé aborda un bon nombre de sujets relatifs à celle-ci, mais, ni dans celui-ci ni dans la « discussion » fort brève qui suivit, à laquelle peu d’auditeurs purent participer, le terme « capitalisme » ne fut mentionné.

En fait, l’évocation du terme « capitalisme » en soi est rédhibitoire lors de toute discussion sur ces questions. Son simple emploi y est considéré comme revenant à « choisir un camp », ce qui signifierait que son interférence avec la manière dont l’humanité gère actuellement l’environnement planétaire, et notamment la biodiversité, est une question ouverte au débat, ne relevant pas de la connaissance mais constituant une opinion parmi d’autres. Quiconque souhaite aborder la question du système économico-politico-social qui sous-tend les agressions contre la biosphère est traité d’idéologue partisan. L’existence même de ce système est souvent niée, en le désignant de manière « rassurante » comme société de consommation, société productiviste, société du spectacle, société patriarcale, etc. Son rôle dans la crise actuelle de la biosphère est considéré comme une opinion, une hypothèse parmi d’autres, et ne serait pas susceptible d’une approche scientifique. Comme, à notre époque des post-vérités et de négationnisme généralisé, la plupart des opinions se valent, il est exclu que l’IPBES ou d’autres organisations transnationales ou internationales recommandent de sortir du capitalisme, et celles-ci ne peuvent que proposer des « solutions » se situant dans le cadre de celui-ci.

Il n’y a en fait rien là de très étonnant, puisque la plupart de ces organisations sont des émanations des États et de leurs gouvernements, de leurs entreprises, ingénieurs, experts, « économistes » et énarques, pour lesquels le capitalisme est un système politico-social indépassable, le seul possible aujourd’hui après la « fin de l’histoire », selon la formule thatchérienne TINA (« there is no alternative »). Il n’en va pas différemment pour un bon nombre d’organisations politiques se définissant comme « écologistes », qui s’en remettent à des mythes comme la « transition écologique » sans toucher au capitalisme pour résoudre la crise de la biosphère avant l’« effondrement » ou « collapse » annoncé par les données scientifiques.

Devant ces limites considérables de l’action des organisations nationales, trans-nationales et internationales, comme des organisations politiques « écologistes », on s’attendrait à ce que le mouvement ouvrier élabore sa propre analyse de ces questions, ses propres perspectives et mots d’ordre de combat, organise ses propres réunions d’information sur la crise de la biosphère, des débats sur les perspectives pour la réduire ou du moins s’y préparer, et pour lutter contre la propagande actuelle qui prétend le faire sans toucher au fonctionnement du système capitaliste, mais pour le moment une telle pensée autonome fait encore défaut [7].

Depuis plus de deux siècles, des milliers de textes ont analysé le système capitaliste, son mode de fonctionnement et la lutte des classes qui lui est consubstantielle, et le mouvement ouvrier, à travers ses deux branches principales, le marxisme et l’anarchisme, a combattu pour y mettre fin et lui arracher les pouvoir – sans y parvenir de manière durable. En revanche, si Marx et Engels ont attiré dans plusieurs textes l’attention sur son impact destructeur vis-à-vis de la biosphère, notamment à travers la déforestation et l’altération des cycles naturels liés à l’urbanisation, cet héritage a ensuite été perdu par le mouvement ouvrier à partir de la révolution d’Octobre, la prise de pouvoir du parti bolchévique et la mise en place du « communisme réel » : de ce point de vue, la différence entre stalinisme, léninisme et même trotskisme [8] a été plus que ténue. Le processus de prise de conscience par le mouvement ouvrier, y compris sous ses formes se présentant comme « révolutionnaires », du rôle du capitalisme dans la destruction des conditions de vie sur terre a été lent et difficile [9]. Cette prise de conscience est passée entre autres par la compréhension de la notion d’anthropocène [10] et a abouti très récemment à une première tentative de synthèse entre les idées de Marx et celles de Haeckel, créateur du terme d’« écologie » [11], dans le travail remarquable d’Alain Bihr qui constitue la première ébauche du « Capital du 21e siècle » [12].

Un problème subsiste toutefois, et non des moindres. C’est que si la plupart des composantes du « mouvement ouvrier » mondial reconnaissent que le système capitaliste est la source principale des menaces actuelles d’« effondrement » de la biosphère, et que celles-ci ne sauraient être évacuées sans sortir de ce système, l’unanimité est loin d’y exister quant au « système » qui devrait le remplacer et surtout quant aux moyens d’y parvenir. Une excellente illustration de cette difficulté est l’absence de terme consensuel pour désigner cette « société » souhaitable : communisme, socialisme, éco-socialisme, collectivisme, société juste et durable, etc. Quant à ceux qui se reconnaissent comme partageant cet objectif, la diversité est encore plus grande : la classe ouvrière, les travailleurs, le prolétariat, le peuple, la gauche, les masses, etc., ou même simplement « notre camp ». Il s’agit là d’une question politique, qui se reflète comme souvent dans le domaine du langage, ce qui n’est pas négligeable : j’y reviendrai éventuellement.

Notons pour finir que ce n’est pas par hasard que des organisations comme celles évoquées ci-dessus s’adressent en priorité aux « jeunes ». C’est que ceux-ci, moins échaudés que leurs aînés par des accumulations d’espoirs déçus et de trahisons, sont encore susceptibles de se mobiliser pour diverses causes d’actualité (crise environnementale, massacres de peuples et néo-colonisation, guerres, menaces de fascisme, déni de démocratie, fragilité sociale et misère, etc.) mais restent assez « malléables » et perméables à des influences diverses dans la mesure où ils manquent encore beaucoup de culture historique et politique. En ne leur proposant aucune analyse de la situation environnementale intégrant la lutte des classes, aucune formation scientifique à cet égard, et aucun mot d’ordre mobilisateur d’action concrète en dehors de l’adhésion molle aux perspectives de la « transition éco-capitaliste » [13], le mouvement ouvrier les laisse désarmés face à l’idéologie dominante et susceptibles d’être mobilisés aux côtés des gouvernements et des entreprises pour « adapter le capitalisme » à la crise et donc en définitive rester les bras ballants face à l’écocide capitaliste.

 

Références

[1] <académie du climat.paris>.

[2] Philippe Grandcolas, La biodiversité, Paris (Tallandier), septembre 2025.

[3] Alain Dubois, « Un naturaliste face à l’extinction massive des espèces », postface de J. Delord, L’extinction d’espèce : histoire d’un concept et enjeux éthiques, Paris, Muséum National d’Histoire Naturelle : 617‒666 ; Alain Dubois & Jacques Testart, « La résurrection d’espèce, bonne ou mauvaise idée ? », Mediapart, 21 mars 2013.

[4] Alain Dubois, « Pourquoi l’humanité est-elle dans la merde ! », Mediapart, 9 février 2025 ; « Prions mes frères ! », Mediapart, 20 avril 2025.

[5] « Pourquoi et comment faut-il critiquer les technosciences ? », < https://www.groundcontrolparis.com/project/pourquoi-et-comment-faut-il-critiquer-les-technosciences/>.

[6] Marie David & Cédric Sauviat, Intelligence artificielle : la nouvelle barbarie, Monaco (Éditions du Rocher), 2019 ; Cédric Sauviat, Pourquoi résister à l’intelligence artificielle ?, Paris (Sciences Critiques), 2024.

[7] Alain Dubois, « Il n’y aura pas de transition écologique. (3) Automobile et collapse : réformer le capitalisme ou sortir du capitalisme ? », L’herbu, <lherbu.com>, 4 février 2026.

[8] Daniel Tanuro, « Écologie ; le lourd héritage de Léon Trotsky », <https://npa2009.org/content/ecologie-le-lourd-heritage-de-leon-trotsky-par-daniel-tanuro>.

[9] Philippe Buton, « L’extrême gauche française et l’écologie : une rencontre difficile (1968‒1978) », Vingtième Siècle, Revue d’Histoire, 2012, 113 : 191‒203. ; Alain Dubois, « Écologie, marxisme et lambertisme », (1) à (5), L’herbu, <lherbu.com>, juillet‒octobre 2018.

[10] Ian Angus, Face à l’anthropocène : le capitalisme fossile et la crise du système terrestre, Montréal (Écosociété), 2018.

[11] Ernst Haeckel, Generelle Morphologie der Organismen, Volumes 1 et 2, Berlin (Georg Reimer), 1866.

[12] Alain Bihr, L’écocide capitaliste, Tomes 1‒3, Lausanne & Paris (Syllepse), janvier 2026.

[13] Alain Dubois, « Il n’y aura pas de transition écologique. (1) L’effondrement est inéluctable », L’herbu, <lherbu.com>, 1 novembre 2025.

 

Alain Dubois, 5 mai 2026

 

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Ce billet sur Mediapart: 

https://blogs.mediapart.fr/alaindubois/blog/050526/chacun-dans-cette-salle-choisira-son-camp-0

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D
Si jai bien compris le capitalisme est l'acteur de la crise climatique. .<br /> Bon alors changeons de système économique et arrêtons d'épuiser la biosphère.<br /> Comment? Partout? En même temps?
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A
Ben oui c'est justement ça le problème. Pour cela il faudrait une organisation internationale, ou une coordination internationale entre organisations nationales, comme il en a existé au 20e siècle avec l'Internationale Communiste, mais celle-ci a été tuée par le stalinisme. D'où mon pessimisme, d'autant plus que le temps presse. Si du moins on commençait dans un pays, cela pourrait ouvrir la voie pour d'autres, mais même cela paraît fort utopique aujourd'hui.